2025-12-19
Meryem-Bahia Arfaoui ("Camionneuse") : « Les routes, les routiers, les routières… ça me passionnait. » (Afriques en vision 2025)
Écrit par :
Gaïane Fritsch
Léopold Frouin
Camionneuse n’est pas un documentaire comme un autre, c’est un véritable dialogue entre Zina et la caméra, Meryem-Bahia Arfaoui -la réalisatrice- et le public. Zina nous narre son quotidien, ses rêves, son ambition à sillonner les routes du Canada, ses ami.e.s en France dans un collectif féministe, une ferme, sa famille en Algérie. Le film est loin d’être le parcours d’une camionneuse mais surtout le journal intime d’une vie. La personnalité unique de Zina perce l’écran par son dynamisme et sa persévérance. Le film est inspirant et rassembleur, unifiant deux rives dans une seule et même histoire. Nous avons rencontré la réalisatrice de Camionneuse, Meryem-Bahia Arfaoui, dans le cadre de la 5e édition d'Afriques en vision afin d'en connaître davantage sur la genèse du projet, son rapport avec Zina, son rapport au monde.
Bonjour Meryem-Bahia, peux-tu nous raconter la genèse de ton documentaire Camionneuse, actuellement disponible sur ARTE ?
Meryem-Bahia Arfaoui : Ça remonte à 2021. Il y avait un concours documentaire qui s'appelait « Et pourtant, elle tourne ». L’année d’avant, j’avais réalisé un court-métrage de fiction auto-produit, dans un quartier populaire de Toulouse. Quand sort ce concours, je reçois une dizaine de messages de la part d’amis divers et variés qui me disent : « Hé, il y a ARTE qui a lancé un concours, tu ne veux pas tenter quelque chose ? » Et moi, j'étais en mode « Jamais de la vie, je n'ai pas fait de ciné, ce n'est pas mon endroit, je ne vais jamais faire un film pour ARTE. » Finalement, portée par la force collective de mes ami(e)s, on a tenté le pari. On a envoyé notre production au concours et on a remporté le Grand Prix du Jury. J’ai remporté un contrat de pré-développement pour un 52 minutes, qui a donné lieu à Camionneuse.
Tu t’es de suite penchée sur ce sujet ?
M-B Arfaoui : Oui, ça m’a de suite intéressée. C’était un peu dans l’air du temps. Les routes, les routiers, les routières… ça me passionnait.
La réalisatrice de Camionneuse, Meryem-Bahia Arfaoui © LinkedIn de Meryem-Bahia Arfaoui
Comment s’est passé l’accompagnement avec ARTE ?
M-B Arfaoui : ARTE est en coproduction et ma boîte de prod, Les Batelières Productions, est la productrice du film. De mon côté, j’ai été à l’endroit artistique, à “mon” endroit. Avec ARTE, on a fait environ 4 allers-retours sur le dossier. Il y a donc eu un accompagnement à l’écriture, à la production, au tournage, et à l’après-tournage.
Concernant la structure du film, on découvre au fil du récit plusieurs temps dédiés à la vie de Zina : dans son camion, dans son habitat, dans sa famille en Algérie. Comment s’est faite cette construction temporelle et rythmique ?
M-B Arfaoui : Avant de faire du cinéma, j’ai fait des études de droit à Sciences Po et plus spécifiquement de géopolitique. J’avais commencé une thèse qui demandait d' analyser les rapports de pouvoir sur le temps et les temporalités. La question du temps et du rythme est quelque chose d’omniprésent dans ma pensée et mes réflexions. J’ai l’impression qu’en faisant du cinéma, je poursuis mon processus de recherche universitaire commencé en 2015.
Quand j’écris un film, je ne pense jamais les images et les espaces en premier, mais d’abord au son. C’est ce qui va me donner le rythme du récit. Dès l’écriture, j’ai travaillé avec les compositeurs originaux pour faire un jeu de passe-passe. Je cherche à construire le plus justement possible une musique de film qui soit un personnage à part entière du film, qui marque par son identité.
Je viens de la radio, et je savais dès le départ que si on enlevait les images du film, ça pouvait devenir un podcast. L’utilisation de la voix off m’a permis de donner du rythme. Il ne fallait pas qu’elle viennent uniquement illustrer un propos, mais qu’elle soit une voix à part, incarnée, qui raconte quelque chose comme on fait un portrait en radio. Ca ne devait pas être ma voix, ni une voix hors du film, mais bien celle de Zina, dans une double dynamique de direct et de distance.
Je ne voulais pas hiérarchiser les espaces-temps d’habitation et de vécu, entre le camion de Zina, la ferme, l’Algérie… Je désirais trouver une forme d’équilibre, qui correspond vraiment à sa réalité.
Enfin, la question du rythme vient aussi se poser au montage. On a fait de nombreux tests avec la monteuse du film afin qu’aucun aspect de Zina ne prenne le pas sur les autres. On voulait fabriquer une structure de film qui permette d’aller partout, sans jamais s’éparpiller, et en restant hyper cohérent. Le film n’est ni une graduation ni une forme éparse. C’est une constellation où on revient à chaque fois à un centre qui est la parole de Zina.
Tu développes un choix stylistique intéressant en changeant de ratio d’image lorsque Zina entre dans son camion. L’image se resserre, comme si ce camion symbolisait son “autre” monde à elle. Pourquoi ce choix ?
M-B Arfaoui : Ce que je préfère, c’est ce que les gens se racontent sur ce changement de ratio (sourire). Chacun y voit un peu ce qu’il veut. C’est amusant. Je pense que ça dépend vraiment du regard de chacun. Si je dois moi-même répondre, il y aura deux à trois réponses.
La première : quand je commence le film, je le fais avec le format proposé par ARTE, en 16/9. Personnellement, j’imagine plutôt les films et les images en 4/3. C’est du format carré, parce que je suis un enfant des années 90 avec les télévisions cathodiques. C’est comme ça que j’ai appris à regarder les images.
La deuxième : ça correspond à la vie des quartiers populaires, avec ces grandes barres d’immeubles et ces fenêtres carrées. J’ai imaginé mes premières histoires en regardant des fenêtres et en inventant ce qu’il pouvait y avoir derrière. C’était des verticalités, des carrés, des cubes. Si j’avais grandi à la campagne, mon système perceptif aurait peut-être été plus horizontal. Il y a derrière toute une réflexion sur les espaces que l’on traverse et dans lesquels on vit, en zone urbaine et rurale. J’avais envie de trouver une manière de faire exister cette réflexion dans le film. Avec Yasmina, la monteuse, on a tenté le pari du changement de format. J'adore cette idée de ne pas être dans un cadre linéaire. Quand on entre dans le camion, on est plus serré, quand on sort, on peut ouvrir. On a la même dynamique qu’avec le son.
La troisième : c’est une réflexion de fond que j’ai depuis que je commence à produire et fabriquer des images. En France ou en Occident, les caméras sont calibrées pour avoir une image neutre. L’équivalent du neutre est la peau blanche. Sur mon premier film de fiction, je me suis trouvée en galère car je tournais en noir et blanc, avec des personnes noires. Je devais faire des choix afin que l’on puisse voir aussi bien les personnages que le décor. Les deux ensemble ne pouvaient pas cohabiter à cause de ces histoires de valeurs et de contrastes. C’est un processus toujours en recherche dans ma tête de trouver comment anesthésier le fait que la machine ne soit techniquement pas calibrée pour filmer nos peaux, nos visages, nos esthètes… Le 4/3 permet de ce fait de ne pas faire du personnage un élément du décor, sans éclipser ce même décor.
© Les Batelières Productions
En parlant de décor, est-ce qu’il y a eu de la mise en scène dans le camion ?
M-B Arfaoui : Pas du tout. C’était une préoccupation commune avec Zina. Elle ne voulait pas faire un faux film et mentir à la caméra. Tout ce qui est dans le film correspond à la réalité. Il n’y a aucune bifurcation. Dans le même temps, à côté, il y a toute la magie de la réalisation qui nous permet de faire des choses, de plus pointer un élément qu’un autre. Tout ce qu’on voit, c’est tel quel. C’est brut.
Quelle était la position de Zina par rapport à la caméra ? Avait-elle une vision négative d’être filmée ?
M-B Arfaoui : Zina a fait pas mal de vidéos aussi, comme des vidéos de mariage. Elle avait des notions de montage. Elle arrivait à faire la différence entre ce qui est filmé et ce qui est monté. Ce qui est filmé ne ressort pas nécessairement comme tel à l’image.
Après, le plus beau cadeau qu’elle m’ait donné, c’est sa confiance. Une confiance de fou ! Elle donnait, donnait, donnait ! Et moi, je faisais ce que j’avais à faire avec. Il y a elle, et son histoire qu’elle veut raconter, et il y a moi, et l’histoire que je veux raconter. On a réussi à trouver un équilibre, à tisser des liens solides. Personne n’a pris plus de place que l’autre.
En plus de cinéaste, tu es également écrivaine. Est-ce que tu vois une différence dans les médiums artistiques que tu utilises ? Est-ce que, par exemple, l'écriture t'a permis d'exprimer des émotions que tu ne pouvais pas exprimer au cinéma ?
M-B Arfaoui : Carrément. Avant les émotions, je pense que c'est surtout une question de temporalité. Chaque production ne met pas le même temps à être créée. Le film m’a pris trois années. Le livre ne m’a pris que quelques semaines. Quand je fais un podcast, ça peut me prendre deux jours. Plus que le médium, c’est le rapport au temps qui est constamment questionné. Quelle est la bonne temporalité pour raconter une histoire ? Et dans quelle temporalité ai-je envie de la raconter ? Est-ce que ça sera dans l’urgence ? Est-ce que ça sera dans quelque chose de plus gestatif, qui prendra beaucoup plus de temps ? En trois ans, j'ai grandi. Mon regard sur le monde a changé. Le point de départ du film n’a rien à voir avec celui de maintenant.
Ensuite, il y a bien sûr une question de langage. Ces productions ne racontent pas la même chose. Ce sont des palettes de couleurs différentes. J’essaie justement d’expérimenter pour ne pas avoir un seul dictionnaire et un seul nom. Je pense qu’il n’y a pas de langue et d’art parfaits pour raconter les émotions. J’ai plutôt envie de raconter un monde où il faut une constellation de langages et de formes de langages pour réinventer les émotions en permanence.
Image de couverture : © Les Batelières Productions
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