Présentation de la 21e édition de Cinémarges, le festival queer et féministe de Bordeaux | TACK

2026-03-22

Présentation de la 21e édition de Cinémarges, le festival queer et féministe de Bordeaux

Écrit par :

Du 1er au 8 avril se tient l’incontournable festival dédié aux films queers et féministes, à Bordeaux : Cinémarges. Lieu de résistance, de partage, de culture, l’événement “fait surgir sur les écrans de ce que l’histoire dominante tente de reléguer aux marges : nos corps, nos désirs, nos révoltes, nos mémoires”. 

 

Une programmation de haute volée

 

Cinémarges revient sur le devant de la scène en ces premiers jours de printemps. TACK soutient plus que jamais un festival qui donne la parole aux artistes queer et permet de décrypter les droits des LGBTQI+. C’est un événement qui porte les valeurs de l’association. Cette année encore, la programmation est de haute volée. Voici nos plus grosses attentes de la 21e édition du festival Cinémarges, qui ravira, à coup sûr, votre âme de cinéphile !


Le 1er avril, le festival commence fort avec Maspalomas, histoire racontant la sexualité des personnes âgées, et plus particulièrement de Vicente, obligé de cacher son identité queer dans une maison de retraite conservatrice, à la suite d’un AVC. Le réalisateur Aitor Arregi sera présent pour répondre aux questions et aux retours des spectateurs. Le jeudi 2 avril, après une passionnante conférence à l’Université de Bordeaux, centrée sur “Les archives vivantes de la lutte”, est diffusé le prometteur Dreamers de Joy Gharoro-Akpojotor, ayant pour cadre un centre de rétention pour demandeuses d’asile au Royaume-Uni. On y suit notamment Isio, originaire du Nigéria. La séance est suivie d’une rencontre autour de “L’exil queer” avec Le Girofard (permanence d’accueil de migrant(e)s LGBT) et Le Refuge (fondation pour les jeunes LGBT).

 

Le vendredi 3 avril, c’est un des moments forts de l’édition avec la diffusion exceptionnelle de Bel ami de Jun Geng, film queer censuré en Chine, à la texture mélancolique et hypnotique. Autre coup de coeur ce jour-là avec La grève de Gabrielle Stemmer, précédé et suivi d’une rencontre avec Mathilde Blézat, autrice de “Si on s’arrête, le monde s’arrête” aux Éditions La Déferlante, animée par Patricia Sireyjol, membre de La Syndicale.

 

Le samedi 4 avril, le film Drunken Noodles de Lucio Castro risque bien de vous emporter dans son récit sur “la poésie du désir, brute et délicate à la fois”. Le lendemain, Cactus Pears de Rohan Parashuram Kanawade s’affiche sur le devant de la scène, en provenance d’Inde. Après d’excellents retours dans le Monde, on a hâte de découvrir cette histoire construite comme une métaphore : “survivre dans un environnement hostile impose des stratégies de discrétion, voire d’effacement”.

 

TACK

 © Dreamers

Hors des murs

 

Outre les films diffusés à l’Utopia, fidèle lieutenant du cinéma indépendant bordelais, Cinémarges s’exporte hors des murs, dans des séances gratuites ou à prix libre afin de rendre la culture accessible au plus grand nombre. Est “célébré” les 40 ans de la lutte contre le sida avec la diffusion, le mercredi 1er avril, du documentaire Act up ou le chaos, en présence du journaliste et co-fondateur d’Act Up Paris, Didier Lestrade. Cet événement aura lieu gratuitement à la Bibliothèque Mériadeck. Sur réservation, la célébration continuera avec un hommage à Lionel Soukaz, cinéaste gay au style reconnaissable entre mille, au CAPC, le mercredi 8 avril.

 

Un autre hommage est également au programme avec la séance centrée sur Hélène Hazera le samedi 4 avril à l’Utopia avec la diffusion du film Hélène Trésore Transnationale de Judith Abitbol (prix habituel du cinéma). Enfin, un hommage sera rendu à Nathalie Magnan, théoricienne des médias, réalisatrice, lesbienne féministe et hacktiviste, avec la séance nommée Lesborama & co au FRAC (prix libre) le mardi 7 avril.

 

TACK

© Visuel Cinémarges 2026

 

Au-delà du cinéma 

 

Cinémarges ce n’est pas que des films. C’est également de la musique avec, notamment, un concert exceptionnel le vendredi 3 avril, de 20h à 1h30, au Deus Ex Machina, de l’artiste hyper pop Jenys, en plus d’un show drag king d’Eliott et un DJ set du Bordelle Crew.  

 

Découvrez plus en détails toute la programmation de Cinémarges (films, débats, DJ set, rencontres littéraires...), avec les lieux de toutes les projections et les horaires : https://festival.cinemarges.fr/

 

TACK couvrira la 21e édition du festival Cinémarges avec des retours sur les films visionnés et des interviews ! Une édition comme toujours prometteuse et attractive ! On se retrouve très vite sur notre site et dans notre podcast Cinémâche, disponible sur toutes les plateformes d'écoute ! 

 

TACK

2026-03-20

2026-03-15

2026-03-11

2026-03-09

2026-03-12

2026-03-13

L'île de la demoiselle : Une promesse devenue naufrage Lost Media : Le cauchemar anthologique de Timothée Hochet Le syndicat du crime : Le chef-d'œuvre de John Woo ressort au cinéma Le Sifflet (Whisle) : Quand La Main rencontre Destination Finale Être fan, trop fan : chronique d’une fangirl devenue adulte Membre Fantôme CRITIQUE CINE - Marguerite de la Rocque, figure historique invisibilisée, à l’histoire insensée, prend enfin vie sous la direction de Michal Wald. Si L'île de la demoiselle promet un film de survie, à la portée organique, il ne cesse de nous faire déchanter, dans un naufrage à tous les niveaux. CRITIQUE SERIE - Timothée Hochet, jeune créateur ayant débuté sur Internet, revient sur Canal + après Stéphane, son premier long-métrage décalé, distribué sur la plateforme en 2023. L’originalité est à nouveau au cœur de sa nouvelle proposition, aussi étrange que surprenante, en collaboration avec Lucas Pastor : Lost Media. CRITIQUE CINE - Classique du cinéma hongkongais des années 1980, Le syndicat du crime de John Woo ressort en 4K dans les salles obscures françaises ce mercredi 11 mars. L’occasion de revenir sur ce chef-d’œuvre, entre polar, action et drame, qui sera complété plus tard par deux films, afin de former une des trilogies les plus passionnantes de la fin du siècle dernier. CRITIQUE CINE - Artefact, mises à mort graphiques, ados comme chair à canon, scénario prévisible : pas de doute, nous sommes devant le film d’horreur classique à l’américaine. A cela s'ajoute une pincée de La Main, un soupçon de fête foraine, une louche de Destination finale et le cocktail est fin prêt. Le Sifflet sort en salle le 18 mars 2026. On les imagine hystériques, naïfs ou excessifs. Pourtant, les fans sont souvent traducteurs, archivistes, critiques et créateurs d’histoires. De mes années à suivre One Direction à la découverte récente du fandom autour de Heated Rivalry, cette chronique explore ce que signifie être fan aujourd’hui : une expérience collective, créative et parfois militante, bien loin des clichés. Quelque chose a disparu dans la vallée d'Aureuil. Pas récemment, bien avant. Une chatte le sait, le sent, le cherche dans chaque reflet, chaque effluve de poisson taquinant son museau. Un lac a existé ici. Il n'en reste rien, sinon une absence que les bêtes portent dans leurs os et que les humains ignorent. Puis, une nuit, l'eau revient. Mais ce n'est pas la bonne eau. Ce n'est pas le bon lac. Et quelque chose, dans cette vallée, continue de manquer.