2024-04-01
Toi qui lis ces lignes
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Combien passeront ces lignes et toutes celles qui suivront ?
Combien sommes-nous à nous sentir seuls ?
A savoir que l'après c'est pire ?
Et toi, combien d'années ça t'as pris pour ne plus culpabiliser ?
Et toi, est-ce qu'on t'a cru ?
Est ce que quelqu'un t'as déjà dit que tu n'avais rien fait pour le mériter ?
T'a-t-on dit de rester debout face au poids qui t'assaillait ?
De rester confiant malgré les doutes ?
Malgré tout de continuer d'y croire.
Continuer, car c'est la seule façon de toujours avancer.
La seule façon même si à la fin, il n'y aurait plus aucune raison de le faire.
Même si tout ton corps te dit de te coucher et de dormir pour oublier.
Oublier que tu existes et que les blessures sont intactes.
Combien passeront ces lignes à se rappeler ?
Se rappeler qu'il faut se convaincre.
Se convaincre que ce n'est pas sa faute,
Sa faute si toutes les nuits qui suivent,
Suivent les mêmes questions,
Les mêmes questions sans réponses.
Combien se sentent seuls ?
Seul au milieu de rien, au milieu de tout, au milieu de tous.
Y-a t-il quelqu'un pour encore m'entendre crier ma peine ?
Lorsque tout s'éteint, que les mots ressemblent à des coups, puis-je devenir sourde ?
Lorsque tout s'éclaire, que les coups ressemblent à des mots, puis-je continuer à écouter ?
Est-ce que je dois crier pour qu'on m'entende ou vous attendre ? Lorsque personne ne vient pour dire stop.
Comment tout cela peut-il s'arrêter ?
Toutes ces nuits à réfléchir, à pourquoi ? et puis pourquoi pas ?
Toi qui lis ces lignes, toi qui continue parce que tu es toujours là,
Dis-toi que beaucoup abandonnent avant la fin,
Avant que tout n'aille mieux,
C'est trop dur de continuer à se souvenir.
Toi qui lis ces lignes:
Rappelle-toi que je suis mortel, rappelle toi que tu es mortel,
Que tout fane, mais que tout ne refleuris pas.
N'oublie pas que tu ressens, que tu peux sauver avec tes mots, que tu peux condamner…
Si tu es là la prochaine fois pour moi alors…